Demain ?

Demain ?
j'ai un amoureux.

donc pour ceux qui croient que je cherche quelqu'unparce que je mets des phtoos de mloi a poil sur mon blog, c loupé. sa s'appelle plutôt une démarche artistique ou un besoin de jugement ou je ne sais quoi. je suis aliénée à l'autre, très cher Sartre, je suis trop perdu pour réussir à garder cette part d'intimité. jai besoin de choquer toucher émouvoir. ce n'est bien evidemment pas le cas et je survis très bien.

Et demain?

Comment assumer tout ça auprès d'autres gens, demain ? mes frères, ma soeur, peut être un jour des enfants

Je me sens si destructrice et je ne veux pas faire de mal.

Dois je voir un psy ?

Suis je narcissique ?

qu'est ce que l'art ?

...
# Posté le mercredi 01 octobre 2008 02:29

BAck from Hell

BAck from Hell
je suis allée loin, peut être trop, dans mes expérimentations. j'ai reconnu mon besoin d'autodestruction, c'est très malheureux.

J'aime l'art, je me battrais pour convaincre tous ces gens qui m'ignorent. Je ne veux pas qu'on m'ignore ! J'ai des chose à donner, à prêter, à jouer, je peux être utile.

J'arrête de croire qu'on est intéressante lorsqu'on a beaucoup de contacts. Tant pis pour ceux qui décidemment ne me trouve rien, je donnerais plus à ceux dont j'estime le travail et qui me donne la possibilité de sublimer toute cette violence qu'il y a au fond de moi.

Voilà, back pour de l'art, ou du moins, j'essayerais de faire de l'art, oubliées toute ces photos minables de fesses lubriques, je ne suis pas un morceau de boucher.

et zut.

Mais quand même, faire des photos habillée, laissez moi vous montrez que ma force ne réside pas uniquement dans ma nudité ...

voilà, revenue de loin.
# Posté le jeudi 31 juillet 2008 07:47
Modifié le jeudi 31 juillet 2008 08:01

Phénix

Phénix
Tel un phénix, je renaît.

Parmi mes cendres, j'ai compris mes maux, j'utilise mes mots pour fuir et accepter.

J'ai trouvé mon identité dans le multiple, enfin. J'ai enfin compris que mon identité ne se construit pas dans le jugement, dans l'oeil de l'autre. Elle s'en aide certes, mais elle n'est pas interdépendante dans l'amour d'autrui.

Je suis libre de déplaire, et de plaire.

Je suis libre d'être jugée comme bonne ou mauvaise élève.

Je suis en deçà de tout jugement, je suis, j'existe par moi-même !

Quel bonheur ....

J'ai rencontré mon identité au détour d'une larme de fatigue, d'un reflet d'appareil, d'un baiser amoureux ...

Et je crois bien qu'elle me plaît.

Merci Mehdi, Alain, Samuel...
# Posté le mardi 20 mai 2008 14:13
Modifié le lundi 26 mai 2008 16:28

Angoisse

Angoisse
Il s'allongea comme un souffle sur le premier rempart qu'il rencontra, en haut sur l'un de ses rêves, parmi de nombreuses femmes nues qui lâchaient des râles de plaisirs.
C'était l'ambiance propice à ses rêves, l'ambiance unique et nécessaire à la création de ses oeuvres.
Allongé sur cet obscur pan de muraille, ancienne carapace d'une ville utopique déjà ensevelie dans la mémoire des hommes, il attrapa un large pinceau et redessina la terre.
Il lui effaça ses traits bleutés et illusoires, ses nombreuses montagnes, grands-mères endormies et bosselées, il effaça encore ces milliers de points lumineux qui s'agitaient - ces villes -
Il effaça tout jusqu'aux immenses plaines vertes.
Face à lui, un immense vide, une vierge dénudée au regard suppliant, le coeur tenant lieu de pubis, rouge de vie et de mort.

- laisse-moi encore un peu de temps.
- Il n'est jamais trop tôt pour mourir.
- j'ai fait ce que j'ai pu, mais personne ne m'a écouté.
- tu n'as pas daigné ouvrir la bouche et jouit encore de cette destruction sans nom.
- Comment peux-tu m'accuser de ma propre destruction ? Je suis l'unique victime de ce carnage.
- Tu les as regardé un à un tomber, tes bourreaux naïfs.

Face à elle, il mit fin à leur échange, lui dessinant une immense cicatrice suintant un pus rougeâtre, mettant fin à sa longue plainte.

Alors il se retourna vers l'univers, contemplant les explosions qui apaisaient son regard agité. Douloureux. Ne pas se retourner vers cette immondice de luxure. La terre. Une prostituée sans nom.

Emu et tendu de frustration, il cracha un sperme jaunâtre à Vénus. Seul face à l'Infini, il aurait aimé mourir mille fois entre les cuisses luisantes de cette femme, celle-là même qui au loin dans ces souvenirs brumeux, lui tendait encore un bout de rêve vaporeux : son âme.

Il cracha encore, à moitié étouffé par ses remords qui sortaient, suintaient maintenant de tous les pores de sa peau. Son regard presque aveugle s'échoua sur la terre à jamais défigurée, espèce de bout d'argile cousu à grands points, la chair encore à vif par l'ignoble blessure.

Telle une victime implorante, il cherchait de l'air ; Sa muraille s'écroula et il tombe maintenant sous les cendres de sa tristesse. Enfant innocent, il aurait préféré avoir les yeux crevés plutôt que d'accepter le massacre ;

Quel massacre ?

Le massacre, le massacre, celui qu'on opère quand on accepte la pelle dans la main gauche et face à soi, un immense jardin à creuser. Un jardin pour enterrer le monde, sans jamais réussir à s'étouffer soi, à se tuer soi.
Accompagner l'humanité entière dans son tombeau et rester là, les voir s'étouffer avec de la glaise dans bouche, fertilité ô combien stérile, et rester là. Da sein.

Et l'angoisse.
# Posté le samedi 26 avril 2008 14:58

... courte réflexion...

... courte réflexion...
Je prend on compte ma réalité en me confrontant aux situations.

A poil.
# Posté le mercredi 23 avril 2008 16:32